Bienvenue à Chartainvilliers (28130)

logo du site
  • Bienvenue à Chartainvilliers (28130)
  • Bienvenue à Chartainvilliers (28130)
  • Bienvenue à Chartainvilliers (28130)
  • Bienvenue à Chartainvilliers (28130)
  • Bienvenue à Chartainvilliers (28130)
  • Bienvenue à Chartainvilliers (28130)
  • Bienvenue à Chartainvilliers (28130)
  • Bienvenue à Chartainvilliers (28130)
  • Bienvenue à Chartainvilliers (28130)
  • Bienvenue à Chartainvilliers (28130)
  • Bienvenue à Chartainvilliers (28130)
  • Bienvenue à Chartainvilliers (28130)
  • Bienvenue à Chartainvilliers (28130)

Accueil du site > Pages Annexes > Eglise

Eglise

L’église de Chartainvilliers description du 24 juin 1854

Les images présentées dans cette base de données sont issues des statistiques des édifices et bâtiments communaux réalisées par les agents-voyers cantonaux entre 1852 et 1854 et conservées aux Archives départementales d’Eure-et-Loir dans la sous-série 1 O. Les agents-voyers cantonaux dépendaient alors du service vicinal départemental créé suite à la loi du 21 mai 1836. Jusqu’en 1848, le service se partageait les chemins en deux ordres d’attributions : d’une part la grande vicinalité (vicinalité départementale) dirigée par des ingénieurs, cantonniers, conducteurs et agents de surveillance et d’autre part la petite vicinalité (vicinalité communale) confiée à des agents-voyers spéciaux (voyer-chef et agents-voyers cantonaux). Devant les difficultés de gestion matérielle et financière de ce système, le conseil général décida en 1848, sur proposition du préfet, de réunir en une seule administration la petite et la grande vicinalité sous la direction de l’ingénieur en chef des ponts-et-chaussées (agent-voyer supérieur) avec des ingénieurs ordinaires (agents-voyers d’arrondissement), des conducteurs et des piqueurs (agents-voyers cantonaux) et d’autres agents-voyers. Cette nouvelle organisation s’est révélée nécessaire suite à l’augmentation des classements de chemins, à la réglementation des cours d’eau et des usines, aux demandes de nouvelles lignes de moyenne communication et à la décision du conseil général de confier aux agents-voyers cantonaux le soin de dresser une statistique des bâtiments communaux puis de suivre l’étude et l’exécution des projets de travaux qui s’ensuivraient.
En effet, l’assemblée du conseil général, dans sa session de 1851 (d’après l’extrait du procès-verbal de délibération de la session de 1851 conservé aux Archives départementales d’Eure-et-Loir), vota un crédit de 30.000 francs pour faire dresser par "MM. les agents-voyers du département la nomenclature des églises, presbytères et autres bâtiments communaux, contenant sommairement leur description, leur état, l’indication et l’évaluation approximative des travaux à faire et leur degré d’urgence". Ces états statistiques sont constitués principalement de feuillets (un par commune) sur lesquels figurent :

- un tableau récapitulant l’état des bâtiments et le coût évalué pour leur réparation ;

- un plan au sol et un croquis en élévation ou en perspective des édifices religieux (églises, chapelles). Ce sont ces croquis qui sont présentés ici.

Eglise_1854L’église de Chartainvilliers a été élevée en 1691. Du moins c’est le millésime gravé sur l’une des pierres de la façade. Elle se compose seulement d’une nef, le chœur qui n’est que le prolongement de la nef n’en est séparé que par une cloison d’appui en bois, et par un emmarchement en pierres. Chaque coté de l’église est éclairé par trois fenêtres de forme ogivale. La nef et le chœur sont couronnés d’un lambris plats d’un effet très désagréable et d’une mauvaise exécution, il est composé de planches mal jointives et à peine blanchies. Cette église est extrêmement petite, elle paraît avoir été érigée par la famille de Noailles, il est probable qu’à son origine elle a été considérée simplement comme une chapelle seigneuriale et non comme une église paroissiale. Elle porte au dessous de la porte d’entrée de l’Ouest, et gravé sur pierre, un Ecusson qui bien qu’abimé nous avons cru reconnaître pour le blason du duché de Maintenon. M. le Curé et M. le Maire nous ont fait observé que l’église était effectivement trop petite pour la population, et que déjà un devis d’aggrandissement montant à 10 000 francs avait été dressé mais n’avait pas reçu son exécution, l’aggrandissement projeté était de Le clocher à cheval sur le milieu de l’église est formé d’une charpente en asse bon état mais la couverture en ardoise est dans un complet état de destruction et a besoin d’être refaite à neuf. Les murs de l’église sont construits en grosse maçonnerie, une plat-forme en grès couronne les murs. La charpente est en chêne de très faible dimension, la couverture est en tuiles. Tout le vaisseau est en bien médiocre état. Le pignon de l’ouest, déjà maintenu par 4 ancres en fer attachées sur la charpente surplombe et nous regardons sa reconstruction comme inévitable. La couverture en tuiles est également en mauvaise état et a besoin également d’être refaite en partie. Le chevronnage faible et trop écarté, plusieurs chevrons sont à remplacer.
Dimensions principales. Long. de la nef intérieurement 12,30 mètres - Long. du chœur 11,20 mètres – Larg. de la nef 7,80 mètres – hauteur du sol jusques sous le plancher 5,50 mètres – hauteur du sol jusques sous le larmier 6,00 mètres – hauteur perpendiculaire de la toiture 6,00 mètres – haut. Du clocher mesuré du faîte de l’église jusqu’à la flèche 6,00 mètres. statistiques des édifices et bâtiments communaux réalisées par les agents-voyers cantonaux entre 1852 et 1854 Chartainvilliers 24 juin 1854 – site internet des archives départementales d’Eure-et-Loir Cote 1 O art. 205 vue 1

* * *

Eglise de CHARTAINVILLIERS (542.2 - 94) Saint patron : Saint Jean Baptiste Présentateur à la cure : Annexe de Saint-Piat

Eglise_carte_01 C’est sans doute le chapitre de Saint-Piat (établi près de la cathédrale de Chartres) qui, devenu seigneur du petit village de Chartainvilliers en 1380, fit élever l’église primitive en 1390. Madame de Maintenon l’aurait fait reconstruire en 1691 et cette date figure sur une pierre en grès taillé de la façade.
Cette petite église est un simple rectangle, arrondi à l’abside, avec une sacristie au sud du chœur ; tribune, voûte lambrissée, clocher de charpente au milieu du toit. Le seul élément intéressant surmonte le portail : un bandeau sculpté d’un écu effacé présenté par deux griffons et surmonté d’une couronne de marquis. Le mobilier date de la fin du XIXème siècle (retable 1821, chaire et confessionnal 1894).

Mobilier ancien Retable - 1 statue - 2 tableaux - 1 bas-relief plus : Autel secondaire (N-D de Lourdes) - Chaire - Confessionnal Cloche Marie Claudine, 1874, 454kg

Iconographie
Passion du Christ (tableau, statue bois) - Saint Jean-Baptiste (tableau du retable) SAEL, 1er trimestre 1992 - N.d.T. en italiques

Il y a la couronne de marquis (marquise ?) et les griffons, mais qu’y avait-il sur l’écu : le griffon de Madame de Maintenon ou la bande des Noailles ?

Sources : Bulletin de la Société archéologique d’Eure-et-Loir 1er trimestre 1992 n°32
Roland DURECU Pierres 2005

La cloche de l’église
Il n’est pas usuel lorsque l’on entre dans une église de visiter le clocher et la nôtre est dans ce cas. En montant dans le clocher et en s’approchant de la cloche, on peut lire : « L’an 1874, j’ai été bénite dans l’église de Chartainvilliers. Je m’appelle Marie-Claudine. J’ai pour parrain M. Claude HUBER, curé de cette, paroisse et pour marraine, Irma Elisabeth /Armand/ne TATEPOIRE, épouse de M. BRADIN, maire de la commune ».

Elle pèse 454 kg, a coûté 643,35 F, dont une souscription de 350 F et une allocation préfectorale de 100 F. Le tic-tac caractéristique, et pas très discret de la pendule, est dû à un mouvement à contrepoids qu’il faut remonter une fois par semaine, le samedi matin en général. L’origine et l’âge du mécanisme restent un mystère dans l’immédiat et si quelqu’un le sait, les informations mériteraient d’être connues de tous. Par une transmission efficace, un fil de fer partant du mécanisme de sonnerie, la cloche est mise en mouvement toutes les heures et à la demie. C’est à l’angélus du matin et du soir que le battant frappe la panse en airain une centaine de coups, commandé par l’électricité qui remplace la corde tant appréciée des enfants de chœur.

En outre, notre église s’est enrichie d’un bénitier. C’est dans une pierre de Prasville, offerte par M. et Mme DAVID de Jouy, que Jacky DUC a creusé ce bénitier et posé sur un socle maçonné, travail exécuté pendant ses moments de loisirs. Remercions-les pour leur bénévole participation à cette réalisation.

CIC 07/1989



Site réalisé en SPIP pour l'AMRF